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[CAB-IN-OCHE] Réflexion sur la compréhension

Communiquer, c’est difficile. Il est très ardu de se faire comprendre, étant donné que chacun d’entre nous à une perception de la vie, des autres et de tout le reste qui lui est propre, qui est unique.

En ce moment, j’ai l’occasion d’apprécier tout ce dont j’ai pu prendre conscience sur la communication, l’interprétation et donc la compréhension. Du coup, ça fait un pavé de plus.

Pavé sur la glace

C’est p’têtre trop lourd un pavé pour briser la glace. Bon … tant pis !

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[A La Proue] Pensée Aqueuse

J’entends tes murmures limpides qui s’écoulent le long de ma colonne vertébrale, exhortant mon être à la plénitude. Je savoure tes mots inaudibles qui effleurent mes sensations de doux frissons.

Je m’émerveille devant ta robe cristalline et agitée, dévalant tout le long de l’espace et le temps. Porteuse de la sagesse des ages, de l’amertume des trépas et des appels à l’aide, tes vagues, tes torrents et tes gouttes me prodigue l’héritage des mythes et des esprits.

Tu accompagnes la vie et le désir. De ta clarté perlée, tu exclames le chagrin, la joie et la colère qui déambulent sur de tièdes arpents et qui, parfois, se refusent à sortir, trop timide pour refléter le monde et ses pensées.

Tu revêts parfois cet aspect terrifiant, emportant tes victimes dans le courroux de tes flots, mû par une justice dont le sens échappe à notre conscience. Exprimes-tu alors la haine de l’Univers ou es-tu le bourreau d’un équilibre mystérieux ?

Parfois tu flottes, telle une vérité qui nous est invisible et énigmatique. Parfois tu te figes, actrice d’une froide immortalisation de l’instant, égrégore de l’extinction d’une flamme, héraut du terme d’un cycle.

Tes cascades se parent d’un rideau de candeur, qui se brise en écume comme le vase d’une innocence se rompant dans la chute de la désillusion. Et tu continues ton périple ininterrompu, nous faisant montre de la continuité de l’existence.

Reflétant le marasme de l’être, je t’accueille comme l’augure de la pérennité de notre nature si entremêlée de pluie, de fleuves, d’abysses et de lames de fond. H comme hydrogène, H comme Humanité.

Eau plouf


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[A LA PROUE] Songe : Tendre insubordination

Je me prends d’affection pour mon loup intérieur, qui se rebiffe lorsque les dogmes de la certitude et de la contradiction aspirent à dompter ses états d’âme, qui accepte de se laisser apprivoiser avec lucidité, qui veut parcourir les plaines de la sincérité d’une allure sauvage et déterminée.

Je me régale lorsque je hume le parfum de ton impertinence. Je me régale de cette étendue de possibilités qui me viennent à l’esprit lorsque ton regard flamboie d’espièglerie. Je me régale lorsqu’une malicieuse présomption est lisible sur mon sourire. Je me régale de ce que tu peux deviner et de ce qu’il te reste à découvrir.

Je pressens ton inquiétude, ton amertume, ton agacement, ton affection, ta douleur, et leur tire ma révérence, au travers du vitrail de mes expériences. J’apprécie tes stratégies, tes cachotteries, tes allégories, et toutes les intrigues qui, empreintes de la bienveillance emmêlée dans le spectre de ton passé, tentent de guider mes pas.

J’apprécie ta spontanéité, qui me souhaite de paisibles horizons, et qui se consterne lorsque ma navigation entraîne mon trois-mâts vers des eaux troubles et des tempêtes qui résonnent dans ton itinéraire. J’accueille ma contrariété et ma lassitude qui s’insurgent lorsque tes intentions essaient d’influer ma boussole vers les directions que tu me trouves favorables.

Je m’encanaille avec mon moqueur dandy qui esquisse son amusement lorsque tu te pares du masque de la certitude pour dissimuler la fragilité de tes doutes, lorsque tes mots se glissent furtivement en dehors du torrent de la raison. Je m’acoquine avec mon zèle insubordonné, désamorçant les batailles qui s’annoncent périssables.

Je trinque avec mon flibustier intérieur, qui constate le reflet de mes démons intérieurs dans le miroir de ton être, qui se remémore la traversée des écorchures. J’étreins la colère, qui défend mes terres encore enflées par les quiproquos, les coups de théâtre et les intempéries de mon journal de bord.

Je puis à présent admirer ta détermination et ta volonté, élaborant les trajectoires vers les confins de ton être, s’imprégnant de l’exemple des aventures et mésaventures d’autrui. Je déguste la symphonie des fragments que je perçois de ta spontanéité, et que je choisis de parsemer dans l’esquisse de mes lendemains.

Je me sens empli de gratitude lorsque je songe aux fruits de connaissance que j’ai goûté par ton concours, à l’arôme de mon être que tu me donnes l’occasion de sentir, à ces nombreux mets que tu m’offres et qui nourrissent ce festin de créativité.

Je me sens transcendé par l’effleurement de nos consciences, si colorées, si similaires, si éveillées, si opposées. Je me sens transcendé par ce partage, si nuancé de sensations et d’idées, par cette tranche de vie virevoltante de sens et de contresens, si délicieuse, si improbable, si humaine.

Jungle sauvage


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[A LA PROUE] Songe : Saveur de l’existence

Je ressens l’éclat des balafres des jours passés. Je ressens l’enseignement que mes scribes intérieurs ont déchiffré de mes cicatrices. Je remercie hier pour ces trésors d’images, de goûts, de parfums et de sensations, imprégnés dans ma mémoire.

Je soutiens mon estime, entaillée par la maladresse et l’incompréhension, la laissant égrener les pépins de sa fureur et de sa douleur s’écoulant dans l’éclat de mon assurance. Je considère le voile des évidences s’effriter, et j’accueille les œuvres de mon imagination, vêtues de probable et d’improbable.

Je me plais à rire de mes défauts et de mes imperfections, des situations dans lesquelles ils m’entraînent, de la mauvaise foi que je puisse exprimer avec dérision, et des bienfaits que tout cela prodigue à ma feuille de route.

J’arpente les sentiers de cet inconnu arborescent dont demain et après-demain se parent. J’éprouve toute ma gratitude envers l’imprévu, détenteur de mystère et d’énigmes qui font germer ma curiosité en une éruption de savoirs et d’idées.

Je m’extasie de ce sens de la vie qui nous sera toujours indéfinissable, de l’intérêt que nous lui portons, et du détachement que nous employons à sa recherche. Je me laisse rayonné par l’inexplicable synchronicité et par l’instinctive passion des théories que nous lui attribuons.

Je ressens l’écho des canonnades d’idées que se livrent les opinions aux multiples couleurs, faisant jaillir le souvenir de mes choix et de mes blessures. Je salue l’entrechoquement de l’objectivité et de la subjectivité qui, tels des duellistes, valsent dans une confrontation au rythme de l’émulation mélodique des consciences.

Je me délecte des échauffourées de mes sensations qui dansent un menuet chaotique. Je me délecte d’avoir le choix des peintures qui colorent mes émotions. Je me délecte de la patience nécessaire à apprécier les diverses épreuves que la vie me réserve, et de toute la saveur qui en découle.

saveurs

 

 

 

 

 

 

 


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[A LA PROUE] Songe : Chuchotement nocturne

Jour, je perçois l’attendrissement derrière ce regard crépusculaire. Est-ce la fraîcheur de mes ombres que tu dévisages ainsi ? Tu emportes avec toi tes dernières caresses solaires, me laissant le soin de prodiguer une réconfortante intimité aux larmes et aux étreintes préférant le scintillement stellaire.

Toi qui est assigné comme témoin de chaque recoin d’obscurité, sans que tu puisses l’exhorter à se révéler, que masques-tu derrière ton fardeau si aveuglant ? Toi qu’on a chargé de porter la vérité, que caches-tu donc derrière ce visage doré que tu esquisses de toute ta superbe ?

Est-ce ta lumière qui est trop lumière que je crains de mon intime noirceur ? Pourquoi redoute-je d’embrasser cet embrasement dont je goûte les prémices et les issues, et auxquels je m’abandonne lorsque nos astres s’étreignent dans ces moments aussi anecdotiques que succins ?

Suis-je effrayée de découvrir la couleur de mes secrets au travers de cette vérité si éclatante ? Suis-je effrayée du goût qu’auront mes énigmes nourries de ton avenante chaleur ? Peut-être est-ce là ma plénitude que de me sentir amusée en taquinant de froideur ta rayonnante fierté ?

A chacune de mes venues, ton regard en coin orangé fait naître un sourire sous ma cape de velours. Puis tu t’esquives dans une contrée lointaine, me provoquant de ton absence et préservant mes mystères de ton éclat. Et de mon bleu le plus sombre, je ne souhaite d’autre partenaire que ton incandescence si cavalière et pourtant si prévenante.

Nuit Lune Oiseau


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[A LA PROUE] Songe : Murmure solaire

Nuit, te voici en train de me jeter un dernier regard attendri à travers les ténèbres. Est-ce mon timide rayonnement naissant que tu regardes ainsi avec bienveillance ? Sont-ce tes larmes ou les miennes que goûtent les couleurs florales à une heure si matinale ? Sont-ce les échos de nos songes qui s’entremêlent lorsque ton velours pailleté se retire avec dignité ?

Les derniers pans de ta robe bleuté s’effacent de la scène, emportant avec eux tous ces mystères. Le noir dont on t’a affublé n’est-il que noir dessin et non noir dessein ? Que me dissimules-tu ainsi ? Sont-ce les incartades de quelque vulnérabilité qui se reflètent à la lueur de ton sourire lunaire croissantuesque ?

Ou peut-être est-ce moi qui craint tes zones d’ombre, moi qui occulte mon avancée à pas de loup orné de la flamboyante crinière du lion. Peut-être est-ce pour cela que j’accours vers toi en prenant garde de ne jamais te rattraper, me contentant de nos consensus célestes aux couleurs nuancées et des rares instants où nos astres illuminent les milliers d’hectares d’une obscure clarté.

Tu me terrifies et me fascine à la fois. Destiné à te suivre et à te fuir, je me sens amer de ne pouvoir étreindre ta douce silhouette veloutée et m’imprégner de la fraîcheur de tes secrets. Et pourtant je crains que cette course folle sans poursuivant ni poursuivi puisse arriver à terme.

Peut-être suis-je effrayé par ce que ma lumière viendrait à découvrir en ôtant ton masque d’étoiles et de ténèbres. Ou peut-être que j’ai simplement peur que tu ne t’estompes à jamais. Car cette vérité que j’élève autour du monde n’aurait de sens, privée des énigmes que tu sèmes derrière tes pas. Car je ne souhaite d’autre partenaire que ton onctueuse insurrection.

sunrise

 

 


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[A La Proue] Profiter de son p’tit déj

Vous vous êtes probablement tous entendu rabâcher que le petit déjeuner, c’est le moment le plus important de la journée, un peu comme la mère à Stallone quoi. Vous vous êtes tous dit « Va iech, chui un rebelle et j’prends juste un yaourt », sauf ceux qui tiennent à leurs tartines au beurre et à la fraise ou à leurs Golden Grahams (liste socio-comportementale non-exhaustive).

Bah moi, j’me dis que profiter de ce moment de la journée, c’est vrai que j’trouve ça important.

Chocolat Chaud Chantilly

Attention ! Cet article a été écrit sous Death Metal Symphonique et est déconseillé aux personnes en cure d’amincissement !

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